Les allergies 

Souriez c’est le printemps ! Bon retour au pays du rhume des foins !

Nez qui coule (rhinite allergique), yeux rouges qui pleurent (conjonctivite allergique), gorge qui gratte (pharyngite allergique), poumons compressés dans un étau (asthme allergique), si vous êtes allergiques vous êtes probablement affecté au minimum par l’une de ces manifestations, et même, si vous êtes très chanceux, vous avez toute la panoplie.

La rhinite allergique ou rhume des foins, est une maladie chronique des voies respiratoires. Ce trouble du nez symptomatique se définit comme une inflammation infectieuse associée à une réponse inflammatoire des muqueuses respiratoires supérieures aux allergènes.

Les allergènes quèsaco ?

Les allergènes, ce sont toutes les petites molécules, toutes les « petites poussières » à l’origine de vos symptômes. Les allergènes les plus fréquents sont les pollens. En France, les plus allergisants sont le noisetier, le frêne, le bouleau, les graminées et l’armoise.

L’allergie englobe toute une famille de réactions, dont le point commun est une maxi réaction de l’organisme à une micro-agression. C’est une réaction anaphylactique : réaction anormalement violente du système immunitaire contre une substance (l’allergène) qui pénètre dans l’organisme et que celui-ci perçoit comme une menace. S’il est reconnu comme hostile, une réaction immunitaire se met en place pour l’éliminer.

Malheureusement, cette réponse est parfois excessive. On parle alors d’hypersensibilité ou d’allergie. Une quantité importante d’histamine pro-inflammatoire est libérée dans l’organisme qui est responsable des troubles associés aux différents types d’allergies.

Les facteurs aggravants :

La pollution atmosphérique : Dans les zones urbaines et suburbaines, les installations industrielles et les émissions liées aux transports sont des sources majeures de pollution atmosphérique.

Les changements globaux et climatiques : Au cours des 25 dernières années, les dates de floraison se sont avancées de 2 à 3 semaines et les saisons de pollinisation se sont allongées. De plus, on note au cours des dernières années l’apparition de nouveaux allergènes tels que l’ambroisie. L’allergie au pollen d’ambroisie, plante envahissante originaire d’Amérique, touche ainsi, chaque année, environ 20 % de la population en Rhône-Alpes.

Un excès de stress entraîne une libération de médiateurs de l’inflammation (interleukines et cytokines) et d’histamine, ce qui accroît les phénomènes allergiques.

Une alimentation trop riche en substances allergisantes.

Approche naturopathique

Chouchouter son foie : Le foie est l’organe qui effectue le plus de transformations chimiques dans le corps. C’est un ouvrier laborieux souvent surmené par un environnement pollué, une alimentation trop riche mais aussi par nos stress répétés. Le foie joue un rôle primordial dans la maitrise de la libération d’histamine par notre organisme.

Le drainage du foie débutera tout d’abord par une alimentation adaptée et selon les cas, et si la force vitale le permet, quelques plantes hépatiques spécifiques pourront être associées.

Puis nous renforcerons la barrière intestinale avec des probiotiques. Je vous rappelle que 70 à 80% des cellules immunitaires siègent dans l’intestin, et que de l’état de la muqueuse intestinale dépend du bon fonctionnement de notre système immunitaire.

Bien sûr, l’alimentation technique majeure en naturopathie aura sa place. On veillera à opter pour une alimentation majoritairement anti-inflammatoire et protectrice de type « régime méditerranéen » :

Abondance de légumes riches en prébiotiques (artichaut, ail, poireaux, pissenlit par exemple) et de fruits frais (banane, ananas) bios et de saison.

Céréales complètes (ou semi-complètes) le plus souvent sans gluten car il favorise la porosité intestinale et que, comme nous n’avons vu plus haut, il est important de choyer son intestin pour le bon fonctionnement du système immunitaire.

La Quercétine, est un polyphénol (antioxydant) qui possède de grandes vertus antihistaminiques, ce qui limite les manifestations allergiques. On en trouve en grande quantité dans les oignons rouges et jaunes, les pommes et les câpres.

Huiles riches en oméga 3 (colza, cameline, chanvre, lin), ils diminuent la sensibilité aux allergènes et sont anti-inflammatoires.

Utilisation quotidienne d’herbes aromatiques (origan, romarin, thym, mélisse, sarriette…).

Consommation très modérée de tous les produits laitiers en particulier ceux de vaches, ils produisent des colles (déchets métaboliques) engendrant un excès de mucus et donc favorisant la congestion nasale.

Soulager la crise en évitant certains aliments riches en histamine (vin blanc et champagne, fraises, épinard, fruits de mer, coquillages et crustacés, fromages fermentés, charcuteries, choucroute, soja, tomates).

Côté phytothérapie

Les plantes et bourgeons ont prouvé leur efficacité dans l’accompagnement des allergies et l’amélioration des terrains allergiques : Cassis, Hêtre, Plantain, Propolis et Romarin.

Le manganèse en oligo-élément modifie le terrain atopique en inhibant la sécrétion de l’histamine, le principal composant chimique libéré par le système immunitaire en cas d’allergie. Connu comme étant l’antiallergique par excellence, cet oligo-élément agit également dans le renforcement des muqueuses souvent malmenées par les allergènes.

Soulager les yeux avec des compresses d’hydrolat de plantain aux propriétés anti-hystaminique, anti-allergique, et calmante.

Lavage du nez avec le lota

Le lavage des fosses nasales est important pour évacuer les pollens qui s’y sont accumulés. Ce peut être un spray d’eau de mer ou plus économique un lota. Ce pot ressemble à un petit arrosoir et se remplit d’eau tiède salée que l’on verse dans la narine supérieure en penchant la tête. On effectue cette opération de chaque côté et on procède à des exercices respiratoires d’expulsion de l’eau afin de bien assécher les fosses nasales.

Prenez une douche en rentrant chez vous et changer vous. Les résidus de pollen restent dans les cheveux, sur la peau et les vêtements.

Les allergies restent cependant des phénomènes complexes : il n’y a pas de recette unique, applicable à tous. C’est la réponse allergique de chacun qui déterminera ce dont il a besoin. Deux personnes qui présentent le même symptôme ne bénéficieront pas des mêmes conseils parce que leur histoire est différente et leur terrain est différent. Et rien ne sera plus efficace que la prévention, n’attendez pas d’être en pleine crise pour agir.