La mémoire (1ère partie)

La mémoire est la faculté de l’esprit permettant de stocker, conserver et rappeler des expériences passées et des informations. Elle permet de constituer un stock de connaissance et de souvenirs.
La mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. Continuellement sollicitée, aussi est-il important de la préserver et de l’entretenir.

Comment fonctionnent nos souvenirs ? Quels sont les troubles qui empêchent de bien mémoriser ?

Vous aurez reconnu Dory dans Le Monde de Nemo ( Pixar 2003) et Le Monde de Dory (2016), la poisson femelle amnésique est un chirurgien bleu.

Il n’existe pas une mais plusieurs mémoires. Les scientifiques font ainsi la distinction entre mémoire de travail, mémoire à court terme et mémoire à long terme. Il n’existe pas de « centre de la mémoire » mais plusieurs sites du cerveau impliqués dans le traitement et la conservation des informations.

La mémoire de travail est un système de stockage temporaire nécessaire dans l’élaboration de certaines tâches, comme par exemple :

  • Ecouter un discours tout en prenant des notes
  • Classer, trier, organiser, compter, hiérarchiser, comparer des données
  • Lire un livre, et reprendre au paragraphe ou à la phrase si vous êtes interrompu

La mémoire à court terme permet de retenir et de réutiliser une quantité limitée d’informations pendant un temps relativement court, moins d’une minute, comme par exemple retenir un numéro de téléphone avant de le composer. Cette dernière comprend les mémoires verbales (stocker des sons, des mots, des histoires) et visuelle (visage, couleur, forme, motif, image, symbole et tout ce qui concerne l’environnement). Servant à gérer les activités du quotidien, elle est un bon indicateur de la vivacité d’esprit et des capacités d’apprentissage.


La mémoire à long terme, les souvenirs les plus anciens (de plus d’une minute en arrière à la petite enfance). Au sein de cette dernière, distinguons la mémoire implicite, liée à l’apprentissage (celle qui vous permet de tenir sur votre vélo ou de conduire votre voiture sans faire appel à des mécanismes conscients) de la mémoire explicite, qui conserve les souvenirs proprement dits. Les souvenirs relevant de notre expérience personnelle (les dernières vacances à la mer par exemple) font partie de la mémoire épisodique, ceux touchant aux connaissances générales (la terre est ronde) de la mémoire sémantique.

De quand datent nos premiers souvenirs ?
Incroyable comme certains autour de nous prétendent avoir des souvenirs de la crèche, alors que d’autres ont tout oublié de la maternelle et ont une mémoire à partir du CP… Dans la réalité, la majorité des gens commencent à avoir des souvenirs entre trois et quatre ans. La raison tiendrait en partie au développement de la mémoire et surtout à l’acquisition progressive du langage : cela permet de mettre des mots sur les souvenirs, préalable indispensable pour mémoriser. « Avant de savoir parler, les enfants ont effectivement une mémoire sensorielle, mais celle-ci est très fragile. Si on n’a pas de mots pour la reconstruire, pour contextualiser, ça disparaît », mémoire et intelligence.

La mémoire ne s’use que si l’on ne s’en sert pas, il est donc important de la faire travailler et de connaître ses ennemis.

Facteurs de risque :

  • la fatigue, le manque de sommeil
  • le surmenage, le stress, la dépression, les évènements traumatisants
  • l’alcoolisme, la consommation de drogues, le tabac
  • certaines carences alimentaires, notamment en vitamines du groupe B
  • la prise de certaines médicaments (antidépresseurs, myorelaxants, somnifères, …)
  • les chocs à la tête (traumatismes crâniens) liés à un accident ou à la pratique d’un sport
  • les AVC peuvent être responsables de pertes de mémoire, à court ou long terme
  • certaines maladies