Huiles essentielles : les voies d’administration les plus courantes – partie 2

Afin de vous donner une information simple et claire, je vais vous présenter 4 grandes voies qui me paraissent les plus aisées à utiliser, et qui sont celles que je connais le mieux. En aromathérapie, le choix des huiles essentielle se fait en fonction de l’huile essentielle, des pathologies ou de l’effet recherché mais aussi en fonction de la personne et de sa sensibilité.

La voie cutanée : le massage, la friction, la dilution dans le bain

La voie cutanée est l’un des modes d’administration idéal pour les huiles essentielles. Elles seront de préférence diluées dans une huile végétale même si certaines huiles essentielles peuvent s’appliquer pure sur la peau. Il sera utile de toujours faire un test avant application (dans le pli du coude). Cette voie permet aux huiles de passer en quelques minutes dans la circulation sanguine, et leurs principes actifs se dirigent rapidement vers les organes ciblés.

Le massage : les huiles essentielles diluées dans une huile végétale, on massera la zone sensible, où directement l’organe ciblé. L’avantage est la rapidité d’action de l’huile essentielle puisque l’on agit directement sur la zone même et puisqu’elles ne passent pas par le système digestif, les molécules ne sont pas altérées par les sucs digestifs. Le foie et les reins sont préservés. De plus, n’oublions pas les bienfaits psychologiques et énergétique du massage en lui-même.

La friction : on utilisera 1 goutte, parfois 2 d’huile essentielle pure directement poignet contre poignet, les surrénales.

Le bain : comme les huiles essentielles ne se dissolvent pas dans l’eau, quelques gouttes seront diluées soit dans un savon ou un gel lavant neutre, puis diluées dans le bain. Il est intéressant d’éviter de se rincer afin que les propriétés de l’huile essentielle puissent encore agir.

La Voie Orale :

Il y a là encore plusieurs types d’administration. On peut les prendre dans du miel, avec du pain, dans des comprimés neutres (dispersant) spécialement conçu pour cela. JAMAIS PUR. La vigilance ne doit jamais se relâcher, ni à propos des doses administrées, ni des effets secondaires et de la toxicité potentielle des huiles essentielles. Pures les huiles essentielles peuvent bruler et irriter les muqueuses. Demander l’avis d’un spécialiste.

La voie olfactive : à diffuser à respirer

Les molécules très volatiles des huiles essentielles atteignent le centre d’olfaction très rapidement.

Toutes les huiles essentielles ne peuvent et ne doivent pas être respirées.

La respiration olfactive en cathédrale pourra se faire à n’importe quel moment de la journée, à la maison, au bureau, dans les transports en commun, etc… dès que le besoin s’en fait sentir. Elle apportera rapidement un lâcher prise, une détente et un bien-être.

Pour cela, le choix d’une huile essentielle adaptée est primordial ainsi que le déroulée du processus :

En premier lieu, on applique une goutte d’huile essentielle sur les poignets ou la paume des mains

Puis, on frotte les poignets ou les mains l’une contre l’autre

Ensuite, on joint les mains en cathédrale et on les positionne pour recouvrir le nez

Pour finir, 5 à 6 grandes respirations ou plus si nécessaire

La diffusion :

Avec un diffuseur adapté pour assainir l’air, stimuler ou au contraire apaiser, inviter au sommeil, au calme.

Attention, toutes les huiles essentielles ne se diffusent pas ! Jamais en présence d’un bébé, il faut être très prudent avec les jeunes enfants, les allergies respiratoires, les asthmatiques, les personnes fragiles. Bien choisir son diffuseur, de préférence une micro-diffusion à froid. Pas plus de 15 mn par heure et bien sûr pas toute la journée. 

L’inhalation :

On peut respirer directement l’huile essentielle du flacon, pour un effet rapide par exemple pour se calmer. On peut la respirer sur un mouchoir ou mettre des gouttes dans de l’eau chaude non bouillante et respirer les vapeurs.

Toujours prendre l’avis d’un spécialiste avant toute utilisation des huiles essentielles.